26 février 09 (projets de loi du Bloc)

Depuis ma dernière communication avec vous, la session parlementaire a repris son cours et le Bloc Québécois en a déposé plusieurs projets de loi dont deux qui me tiennent particulièrement à cœur.

D’abord, le 5 février, nous avons déposé, à nouveau, un projet de loi pour inciter les jeunes diplômés à s’établir en région. Un tel projet avait été présenté une première fois en avril 2006, mais était mort au feuilleton après avoir franchi toutes les étapes à la Chambre des communes, le Sénat ne l’ayant pas approuvé avant la fin de la dernière législature.

Ce projet de loi (C-288) vise à contrer l’exode des jeunes en accordant un crédit d’impôt, d’un maximum de 8 000 $, à tout jeune diplômé décidant d’aller travailler dans une région. En période de crise économique, il est important que les régions développent de nouvelles entreprises. Cela ne peut se réaliser sans le retour des jeunes en région et surtout sans des mesures qui les encourager à s’y installer.

Étant donné que la Chambre des communes a déjà voté en faveur de ce projet de loi, nous nous attendons à ce qu’il soit adopté rapidement puisqu’il permettra de relancer l’économie. En s’installant en région, les diplômés recevront une aide substantielle et stimuleront du même coup l’économie locale. Le crédit d’impôt auquel ils auront droit leur permettra de rembourser plus rapidement leurs dettes d’études ou d’accéder à la propriété.

L’autre projet de loi (C-308), déposé le 10 février, porte sur la bonification du régime de l’assurance-emploi. Dans les régions touchées par la crise forestière, la réforme de l’assurance-emploi était ciblée depuis longtemps. Maintenant, avec le bond sans précédent du taux de chômage à travers tout le Canada, les effets de la crise soulignent encore plus l’urgence d’agir et mettent le gouvernement Harper devant la nécessité de procéder à des améliorations majeures au programme d’assurance-emploi.

À cette fin, le projet de loi du Bloc propose prioritairement d’améliorer l’accessibilité au régime et d’établir un seuil d’admissibilité de 360 heures pour tous, seuil qui permettrait aux femmes, aux jeunes et aux travailleurs à statut précaire d’avoir accès plus facilement à des prestations. De plus, le projet de loi suggère une hausse du taux des prestations de 55 à 60 % du salaire gagné. Il propose également l’augmentation de la rémunération assurable à 42 500 $, en plus de prévoir des modifications qui permettraient aux travailleuses et aux travailleurs autonomes d’avoir accès, sur une base volontaire, aux prestations de l’assurance-emploi.

Je vous rappelle qu’en raison du manque de souplesse du programme d’assurance-emploi, plus de la moitié des travailleuses et des travailleurs qui perdent leur emploi n’ont actuellement pas accès aux prestations. Les chômeuses et les chômeurs doivent pouvoir compter sur un programme qui tient compte de leur réalité et qui répond vraiment à leurs besoins.
Voilà donc deux dossiers cruciaux pour l’Abitibi-Témiscamingue. Je les suis de près et vous en ferai le suivi dans le futur.

Marc Lemay, député d’Abitibi-Témiscamingue

 

Fichier disponibleTaille
Billet du 26 février 09.doc25 Ko