4 février 2010

Le manque de vision de Stephen Harper a déjà commencé à hypothéquer plusieurs secteurs d’avenir au Québec et au Canada.

Après avoir qualifié la question des changements climatiques de "complot socialiste", après s’être mérité le Grand Prix Fossile à la conférence de Copenhague pour son attitude rétrograde face aux moyens à adopter pour contrer les émissions de gaz à effet de serre, voilà que le gouvernement de Stephen Harper s’en prend au financement de la recherche sur le climat et a décidé de mettre fin au financement de la seule structure de recherche pancanadienne sur le climat, la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA).

Depuis, l’inquiétude circule dans les milieux scientifiques comme en font foi les interventions de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), un regroupement établi au Québec depuis 1923 et qui regroupe plus de 6,000 scientifiques de tous les secteurs de la connaissance (http://www.acfas.ca/). Au lendemain de la conférence de Copenhague, il est absolument nécessaire de conserver et de développer une expertise en recherche environnementale au Québec et au Canada mais ce que l’on constate, c’est que le gouvernement conservateur ne veut pas financer les recherches qui vont à l’encontre de ses politiques gouvernementales d’une part, et d’autre part, pour le gouvernement Harper, la seule relève qui vaut la peine d’être encouragée est celle touchant le monde des affaires.

Pourtant, le secteur de la recherche scientifique est l’une des clés de la prospérité économique. Les Québécoises et les Québécois l’ont compris depuis longtemps, mais il semble que ça ne cadre pas avec l’idéologie étroite et la gestion à courte vue du gouvernement de Stephen Harper.  Une stratégie encore une fois complètement irresponsable. Non seulement elle compromet l’effort du Canada pour l’assainissement de la planète, mais elle entraîne l’exode des experts dont les connaissances et les recherches, pour lesquelles nous avons payées, risquent fort de se perdre.

Cette méconnaissance de la recherche scientifique et des avantages qu’elle apporte, doublée de l’obstination du premier ministre à imposer son idéologie, forment un cocktail malsain, dont le Québec et le Canada mettront longtemps à se relever.

Décidément, les priorités et les choix du gouvernement Harper sont diamétralement opposés aux valeurs et aux intérêts des Québécoises et des Québécois. Plus que jamais, le Bloc Québécois est essentiel pour défendre le Québec à Ottawa et j’invite qui en doute, et se demande s’il ne serait pas avantageux d’élire un député « au pouvoir », à bien suivre les interventions et les décisions du nouveau ministre des Ressources Naturelles, Christian Paradis. Vous serez en mesure de vérifier si ce député « au pouvoir » sera dévoué aux intérêts du Québec.

 

 

Marc Lemay, député d’Abitibi-Témiscamingue

 

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