22 mai 09 (dossiers discutés en Chambre des communes)

Voici quelques dossiers dont nous avons discuté, au cours des dernières semaines, sur la colline parlementaire.

Coupures dans le financement de la recherche scientifique :

Nous avons dénoncé les coupures effectuées par les conservateurs en matière de recherche universitaire. Le ministre des Sciences et de la Technologie se targue d’avoir investi 5,1 milliards $ en recherche et développement. Ce qu’il omet de dire, c’est que la majorité de cette somme va aux infrastructures et non au financement direct de la recherche. Le Bloc a présenté deux cas précis où le sous-financement de la recherche scientifique est particulièrement problématique : l’Observatoire du Mont-Mégantic et la Station de recherche de la forêt d’enseignement et de recherche du Lac Duparquet. Avec sa politique de coupures, Harper risque de faire fuir nos chercheurs vers les États-Unis ou l’Europe, là où les scientifiques peuvent bénéficier d’un budget pour mener leurs travaux.

 

Le droit de mourir dignement :

La députée du Bloc, Francine Lalonde, a de nouveau déposé un projet de loi afin de donner le droit à une personne de mourir dignement. Au fils des ans, les débats sur ce sujet se sont poursuivis mais aussi l’angoisse de ces personnes qui voudraient qu’on les aide à abréger leurs souffrances et à mettre fin à la dégradation de leurs capacités sans possibilité de retour. Le projet de loi du Bloc a pour objectif d’aider une personne qui éprouve des douleurs physiques aigües, sans perspective de soulagement, ou qui est atteinte d'une maladie en phase terminale, à mourir dignement quand elle y consent de façon libre et éclairée. Précisons qu’avec ce projet de loi il ne s’agit pas de lancer le message que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, qu’on soit très malade ou que l’on souffre d’un handicap. Non. C’est une exception, circonscrite, à laquelle il faut ouvrir la porte, après avoir bien étudié ce qui se passe dans les pays où on s’est donné une telle loi. Au Québec, il y a de plus en plus de personnes qui réclament d’avoir le droit de choisir advenant qu’elles en arrivent à cette alternative. 

 

Loi anti-briseurs de grève :

Le Bloc Québécois est revenu à la charge pour déposer encore une fois, un projet de loi anti-briseurs de grève afin d’offrir aux travailleuses et aux travailleurs oeuvrant sous le Code canadien du travail la même protection que celle dont bénéficient leurs collègues régis par le Code du travail du Québec qui a sa loi anti-briseurs de grève depuis 1977. Depuis ce jour, le Québec a considérablement réduit le nombre des jours/personnes perdus en raison de conflit de travail. L’expérience a aussi démontré que les dispositions anti-briseurs de grève engendrent moins de violences et moins de cicatrices profondes dans le climat de travail après que le conflit ait été résolu. Et puis, il est plus que temps de mettre fin au système du « deux poids, deux mesures » qui pénalise les travailleurs québécois sous juridiction fédérale.

 

 

 

Marc Lemay, député d’Abitibi-Témiscamingue

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